24ème session ordinaire du Conseil d’Administration CADEV-Niger

Au l’lendemain de la restitution du Diagnostic Organisationnel et Financier (DOF)  de la CADEV-Niger, les membres du conseil d’administration se sont retrouvés pour la 24ème session ordinaire du conseil d’administration.

Plusieurs points étaient à l’ordre du jour dont la présentation des activités de la CADEV-NIGER, l’évaluation du plan stratégique 2016-2021, la préparation de l’Assemblée Générale ordinaire 2021 et un regard croisé sur le DOF par les membres du conseil.

Dans ses mots d’ouverture l’archevêque de Niamey, président de CADEV-NIGER, Mgr Laurent Lompo est revenu sur le contexte sécuritaire du pays. Contexte marqué par le déplacement en masse des populations qui fuient l’insécurité.

Du côté nord, les populations du Goroual se sont massivement déplacé suite aux attaques de leurs villages dont certains sont à Niamey (des chrétiens en grand nombre) d’autres à Téra. Du côté ouest vers Makalondi c’est un déplacement de plus de 7000 personnes qui ont quitté la paroisse de Bomoanga pour se retrouver à Makalondi. A l’Est, Diffa qui ne finit pas avec les attaques et son lot de déplacé.

Mgr à exhorter les membres du conseil à prier pour la justice, la réconciliation des cœurs et la sécurité. Il a rappelé qu’il revient de la rencontre de la conférence épiscopale Burkina-Niger qui a fait aussi la situation de la crise sécuritaire et qui lance un cri de cœur. Plusieurs diocèses sont affectés. Par exemple dans le diocèse de Dori à l’exception de la cathédrale, toutes les paroisses sont fermées. Les populations sont contraintes de porter l’hijab ainsi que l’interdiction de boire la bière locale qui est une tradition dans la zone. Quelques fois cela amène à se poser des questions sur l’utilité de la présence des forces militaires face à cette insécurité qui se généralise.

Aujourd’hui en tant que CADEV on doit se poser la question sur ce que devront faire et comment allons-nous agir pour être proche de ces populations meurtries. Elles comptent sur nous plus que par le passé et nous ne devons pas les décevoir at-il conclu.

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